La saga James Bond

/ Descriptif des génériques d'ouverture

par Alexandre Tylski

1962 – Dr. No
(James Bond contre Dr No)

Réalisation: T.Young.
Générique: M.Binder. Durée: 02 min 58

Jeu en Technicolor sur les chiffres, les points ronds et les carrés, comme des jeux de société qui deviennent lunettes, jumelles, phares, puis superpositions de danseuses et danseurs (anonymes et sans visages) avec les mêmes couleurs présentées précédemment. Le thème principal change de rythme et de ton pour accueillir une musique au tam-tam, puis à la flûte. Le générique se termine sur le contre-jour de trois aveugles raccordés avec le récit diégétique du film.

1963 – Bons Baisers de Russie
(From Russia With Love)

Réalisation: T.Young.
Générique: R.Brownjohn. Durée: 02 min 20

Une femme (Julie Mendez) danse, presque totalement nue, dans le noir ; on ne perçoit que des fragments de son corps, un visage, une main, des hanches, une cuisse, etc. Les noms, colorés, du générique apparaissent en surimpression sur sa peau, comme s'il s'agissait de l'écran du cinéma, et dans le rythme de va et vient de la musique et du corps dansant de cette jeune femme.

1964 – Goldfinger
Réalisation: G.Hamilton.
Générique: R.Brownjohn. Durée: 02 min 39

Le visage de Goldfinger (Gert Frobe) se reflète en projection sur une main recouverte de poussière d'or, puis celui de James Bond (Sean Connery) dans le visage d'une jeune femme. Divers extraits du film se projètent ainsi sur la peau de cette jeune femme plongée dans l'obscurité. Des bouteilles, des avions, des plaques de voitures et des pistolets s'y reflètent aussi, ainsi que « 007 » et des explosions et du feu.

1965 – Opération Tonnerre
(Thunderball )

Réalisation: T.Young.
Générique: M.Binder. Durée: 03 min 01

Une silhouette féminine, semblable à une sirène, nage sous l'eau, menacée par l'ombre d'un fusil harpon tenu par un plongeur. Puis, plusieurs sirènes et plongeurs apparaissent, toujours sous l'eau, dans un mélange de couleurs bleu et orange, ou encore vert. Les bulles d'air font finalement disparaître la dernière mention associée au nom du réalisateur.

1966 – On ne vit que deux fois
(You Only Live Twice)

Réalisation: L.Gilbert.
Générique: M.Binder. Durée: 02 min 37

Une tache de sang appartenant à James Bond (Sean Connery) lance le générique en rouge sous forme d'ombrelles ronde japonaise, parfois bleu à l'écran. En fond, des éruptions volcaniques rouges. Et le visage d'une japonaise, plus ou moins, masquée par l'obscurité et les diverses surimpressions. Des geishas en ombre chinoise apparaissent également.

1969 – Au Service secret de Sa Majesté
(On Her Majesty's Secret Service)

Réalisation: P.Hunt.
Générique: M.Binder. Durée: 02 min 34

Le générique débute avec l'image bleutée d'un sablier géant près duquel une silhouette masculine court. Des silhouettes féminines semblent ensuite se prosterner devant un drapeau britannique reflété dans la forme d'un sablier. Un homme s'accroche à l'aiguille d'une horloge géante associée à nouveau à un sablier où apparaissent à l'image des extraits des précédents épisodes.

1971 – Les Diamants sont éternels
(Diamonds Are Forever)
Réalisation: G.Hamilton.
Générique: M.Binder. Durée: 02 min 44

Après le zoom dans l'œil d'un chat blanc maléfique, où se reflète un diamant, le générique se lance avec ce même diamant qu'une main féminine vient subtiliser à l'image. S‘en suit une série d'images et de surimpressions autour de femmes couvertes de diamants. Un chat blanc circule entre des cuisses féminines plongées dans le noir. Un jeu de couleurs rouge, vert et bleu accompagne la danse de silhouettes féminines dénudées célébrant l'éclat d'un diamant se raccordant avec le premier fragment diégétique du film.

1973 – Vivre et laisser mourir
(Live And Let Die)

Réalisation: G.Hamilton.
Générique: M.Binder. Durée: 02 min 35

Le générique débute sur des flammes rouges associées à une femme noire. Un jeu de montage alterné s'engage entre l'image de cette femme filmée en gros plan (jusqu'à ses yeux) et l'image d'un crâne humain mortifère. Pendant toute la durée du générique, la typographie ondule au rythme de la musique et les flammes n'en finissent plus de lécher les corps féminins sans les dénaturer.

1974 – L'Homme au pistolet d'or
(The Man With The Golden Gun)

Réalisation: G.Hamilton.
Générique: M.Binder. Durée: 02 min 40

Une femme, sous l'eau, nous invite à la rejoindre. La typographie ondule de manière fluide et presque liquide. Un pistolet d'or apparaît sous l'eau, alors que le titre émerge en bleu. Une femme nue, vue de dos, nous est montrée sous une couleur rosée puis mauve, puis encore verte et bleue. Toujours sous l'eau, le pistolet d'or refait son apparition, puis une femme aux longs cheveux danse en contre-jour sur fond d'étincelles. Un doigt féminin caresse le pistolet d'or.

1977 – L'Espion qui m'aimait
(The Spy Who Loved Me)

Réalisation: L.Gilbert.
Générique: M.Binder. Durée: 02 min 30

Le générique s'ouvre sur un parachute (aux couleurs du drapeau britannique), puis les silhouettes, les pistolets et les mains de James Bond et de femmes en contre-jour. Le bleu, le jaune et le rouge sont clairement distingués dans ce générique à la lumière diffuse. Des mouvements acrobatiques (sur un pistolet notamment) ponctuent la chanson titre interprétée par ?

1979 – Moonraker
Réalisation: L.Gilbert.
Générique: M.Binder. Durée: 02 min 45

Le générique démarre avec des corps féminins en chute libre. James Bond (Roger Moore) apparaît en parachutiste. Des acrobates ou gymnastes féminines passent devant la Lune en même que le titre du film, en blanc sur fond bleu. La Lune devient œil, et le visage d'une jeune femme devient Terre. La silhouette (bleu et rouge) d'une femme semble voler dans les cieux, à la manière de Superman. Des cheveux tourmentés dans le vent ressemblent à des flammes. Puis une série d'images montrent des nus féminins tournant et tournoyant autour de la Lune en silhouettes.

1981 – Rien que pour vos yeux
(For Your Eyes Only)
Réalisation: J.Glen.
Générique: M.Binder. Durée: 02 min 38

Le générique débute sous l'eau avec James Bond et une femme « sirène ». La chanteuse fixe la caméra pendant qu'elle interprète la chanson titre du film (jusqu'au très gros plan de lèvres rouges de la chanteuse). Des silhouettes féminines traversent une eau d'un bleu profond comme des sirènes, et l'ombre de James Bond semble les pourchasser et les protéger avec son revolver. Des jeux d'ouverture et fermeture à l'iris traverse aussi le générique

1983 – Octopussy
Réalisation: J.Glen.
Générique: M.Binder. Durée: 02 min 48

Deux mains féminines viennent clôturer le pré-générique et lancer la séquence du générique inaugural. La silhouette aux contours rouges de James Bond armé émergent en surimpression (et en caresse) dans un panoramique dépeignant un nu féminin plongé dans l'obscurité. Une femme est armée sous une lumière bleutée, et de son revolver sort « 007 » en rouge. Des corps gymnastes déambulent en l'air dans l'écran, sur fond de spirales nuageuses et de regards. James Bond (Roger Moore) apparaît en image fixe, son corps est entouré peu à peu de mains armées féminines. Une femme nous observe puis un pistolet entre le champ et laisse échapper du tube le nom du producteur et du réalisateur.

1985 – Dangereusement Vôtre
(A View To Kill)

Réalisation: J.Glen.
Générique: M.Binder. Durée: 03 min 10

Une femme sous une lumière d'ultraviolet, ouvre son corsage où se surimpressionne « 007 » puis le titre du film associé à un pistolet et une femme maquillée en bleu et rouge fluorescents. Elle manipule un pistolet rouge. James Bond se montre en ombre chinoise, puis des flammes apparaissent mêlées à une femme se dressant devant nous et pointant son arme vers nous. James Bond (Roger Moore) émerge soudain et pointe lui aussi son arme vers nous. Une femme fait du ski dans les flammes et la silhouette de James Bond vient la geler sur place, puis à réapparaître et à se démultiplier.

1987 – Tuer n'est pas jouer
(The Living Daylights)
Réalisation: J.Glen.
Générique: M.Binder. Durée: 02 min 40

Un coup de feu tiré par une main féminine fait débuter le générique. Une femme nous vise. Dans ses lunettes se reflète un ballet de mouvements corporels. Plusieurs femmes posent alors que les noms s'inscrivent à l'écart (version cinéma originale) et l'une d'elle tire. Des effets liquides viennent troubler la vision ; une femme semble enlacée dans une eau bouillonnante. Une femme est debout dans une verre de champagne géant et nous observe, armée et lascive.

1989 – Permis de tuer
(Licence To Kill)

Réalisation: J.Glen.
Générique: M.Binder. Durée: 02 min 35.

Le générique débute dans l'œil d'un appareil photographique tenu par une jeune femme et le cigle « 007 » vient se loger en surimpression sur le rond de l'appareil. Un jeu de femmes et de mains en ombres chinoises se mêle au tapis de jeu d'un casino. Des coups de feu sont tirés et des femmes de couleurs différentes courent et d'autres encore continuent de se mouvoir à la manière de gymnastes. Le générique se termine sur l'image d'une femme armée et à la poitrine apparente sous une lumière bleue et le retour de l'image d'une femme prenant une photo et dont l'objectif sert de transition.

1995 – Golden Eye
Réalisation: M.Campbell.
Générique: D.Kleinman. Durée: 02 min 39

Le générique débute par la spirale du tube d'un revolver par lequel sort une explosion. Des femmes dansent sur l'eau et leur reflet sur fond de flammes. Des faucilles, des marteaux et étoiles géantes, puis des statues monumentales de Staline et Lénine servent de décor et la plupart de ces symboles chutent et tombent. Une femme à deux têtes apparaît, une de ses boucles laissent échapper un revolver., Des drapeaux communistes volent en éclat puis des femmes dansent sur le canon vertical de revolvers. Des talons aiguilles dominateurs et des femmes frappant les statues géantes avec des marteaux bouclent le générique jusqu'à l'image d'un œil en gros plan.

1997 – Demain ne meurt jamais
(Tomorow Never Dies)

Réalisation: R.Spottiswoode.
Générique: D.Kleinman. Durée: 02 min 40

L'écran vitre se brise et nous sommes plongés à toute allure dans un monde de codes et de chiffres, puis de femmes, d'armes et de balles vues au rayon X, puis à nouveau de corps féminins sur lesquels se reflètent des circuits électroniques, suivis d'es éclats de verre, de diamants et de planètes.

1999 – Le Monde ne suffit pas
(The World Is Not Enough)

Réalisation: M.Apted.
Générique: D.Kleinman. Durée: 02 min 44

D'abord en noir et blanc le générique s'ouvre sur la chute de James Bond associé à celle de gouttes d'eau géantes. La couleur apparaît et avec elle, des formes liquides et des corps féminins baignés dans une sorte de lave qui s'avère un peu tard du pétrole dans une vision apocalyptique.

2002 – Meurs un autre jour
(Die Another Day)

Réalisation: L.Tamahori.
Générique: D.Kleinman. Durée: 03 min 18

Des images de scorpions ouvrent le générique, traversées par plusieurs extraits du film (où nous voyons James Bond (Pierce Brosnan) en très mauvaise posture), puis suivies d'images de femmes en flammes. Une seule femme est représentée en glace et passe à travers les étincelles et le feu.

2006 – Casino Royale
Réalisation: M.Campbell.
Générique: D.Kleinman. Durée: 03 min 07

Dans une explosion de rouge, s'exposent en kaléidoscope, des cœurs et des formes rappelant un jeun de cartes. James Bond (Daniel Craig) apparaît plongé à l'intérieur d'un vaste enchevêtrement tentaculaire de formes tirées de cartes. Des coups de feu sont tirés (au lieu des balles des couleurs de carte « pique », « trèfle », « cœur » et « carreau »), les corps vaincus éclatent en morceaux de cartes. Derrière le visage d'une reine, le visage de l'interprète Eva Green, se dévoile dans un viseur. Les ronds de viseurs deviennent roue de casino. La fin du générique se raccorde sur « 007 » écrit, dans la première image diégétique, sur un écran d'ordinateur. 

2008– Quantum of Solace
Réalisation: M.Foster.
Générique: D.Kleinman. Durée: 01 min 40

Des cercles mouvants en noir et blanc s'épaississent. Des armes s'entassent, sur lesquels marche la silhouette de James Bond. Une pluie d'armes. Un coup de feu: une balle traverse les cercles labyrinthiques qui deviennent rouge sang. Des visages féminins émergent et disparaissent. S'en suivent des destructions et une grande spirale noire, endeuillée.
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RESSOURCES MUSICALES

1962 – Dr No. Composition: Monty Norman. Orchestration: Burt Rhodes. / 1963 – Bons baisers de Russie. Composition & orchestration: John Barry. Paroles: Lionel Bart. Interprétation: Matt Munro . / 1964 – Goldfinger. Composition & orchestration: John Barry. Paroles: Leslie Bricusse. Interprétation: Shirley Bassey . / 1965 – Opération tonnerre. Composition & orchestration: John Barry. Paroles: Don Black. Interprétation: Tom Jones. / 1967 – On ne vit que deux fois. Composition & orchestration : John Barry. Paroles: Leslie Bricusse. Interprétation: Nancy Sinatra. / 1969 – Au service secret de sa majesté. Composition & orchestration: John Barry. Paroles: Hal David. Interprétation: Louis Armstrong. / 1971 – Les diamants sont éternels. Composition & orchestration: John Barry. Paroles: Don Black. Interprétation: Shirley Bassey. / 1973 – Vivre et laisser mourir. Composition & orchestration: George Martin. Paroles: Paul et Linda Mac Cartney. Interprétation: Paul Mac Cartney & Wings. / 1974 – L'homme au pistolet d'or. Composition & orchestration John Barry. Paroles: Don Black. Interprétation: Lulu. / 1977 – L'espion qui m'aimait. Composition & orchestration: Marvin Hamlisch. Paroles: Carole Bayer Sager. Interprétation: Carly Simon. / 1979 – Moonraker. Composition & orchestration: John Barry. Paroles: Hal David. Interprétation: Shirley Bassey. / 1981 – Rien que pour vos yeux. Composition & orchestration: Bill Conti. Paroles: Michael Leeson. Interprétation: Sheena Easton. / 1983 – Octopussy. Composition & orchestration: John Barry. Paroles: Tim Rice. Interprétation: Rita Coolidge. / 1985 – Dangereusement Vôtre. Composition& orchestration: John Barry. Paroles: Simon Lebon. Interprétation: Duran Duran. / 1987 – Tuer n'est pas jouer. Composition& orchestration: John Barry. Paroles Pal Waaktar. Interprétation: A-HA. / 1989 – Permis de tuer. Composition & orchestration: Michael Kamen. Paroles & interprétation: Gladys Knight. / 1995 – Goldeneye. Composition: Eric Serra. Orchestration: John Altman / Interprétation: Tina Turner. / 1997 – Demain ne meurt jamais. Composition: David Arnold. Orchestration: Nicholas Dodd. Paroles et interprétation: Sheryl Crow. / 1999 – Le monde ne suffit pas. Composition: David Arnold. Orchestration Nicholas Dodd. Paroles et interprétation : Garbage. / 2002. Meurs un autre jour. Composition: David Arnold. Orchestration: Nicholas Dodd. Paroles et interprétation: Madonna. / 2006: Casino Royale. Composition: David Arnold. Orchestration Nicholas Dodd. Paroles & interprétation: Chris Cornell.

RESSOURCES BIBLIOGRAPHIQUES

1 / Ressources imprimées (internationales)

BAUREZ (Thomas), « Les génériques: Le Cirque Binder », in Première H-S, Nov. 2006, pp.68-69.
BERTHOME (Jean-Pierre), « Entretien avec Maurice Binder », in Cinéma 70, pp.46-51.
BROWNJOHN (Robert), « Sex and typography », in Typographica, Mai 1963, p.57
CRAWLEY (T.), « Meet the man who gets the Bond Films off to a sizzling start », in Showtime Magazine, 1964, pp.22-23.
DURAND (Philippe), « Dr. No et Misteur Mondieu ou comment l'esprit vient au générique », in Le Cinéma Pratique n.73, 1967, pp.64-67
KING (Emily), Robert Browjohn: Sex and Typography, Londres: Laurence King Publishing, 2005, 239 p.
MOLTENBREY (Karen), « 007: una grafica ben oliata”, in CG Computer Gazette, Avril 2000, pp.58-60
TYLSKI (Alexandre), « La saga James Bond: des génériques (dés)habillés », Positif n.555, 2007, pp.32-35.
TYLSKI (A.), « Des génériques audiovisuels populaires », in James Bond (2)007, Paris: Belin, 2007, pp.202-208.

2 / Ressources Internet (internationales)

ANTERRIEU (Julie), « Les génériques de Matt Munro à Madonna », in Filmdeculte, 2003.
BLOOTH (D.L.), « Forty Years of Riefenstahl's Olymoic Gaze in the James Bond Title Credits », in Bright Lights Film Journal, n.41, 2003.
KING (Emily), « Sex and Typography : From Russia with Love, 1963 », in Taking Credit: film title sequences, 1955-1965”, Mémoire de maîtrise en « Histoire du Design » (V&A/RCA), 1993.
LAGIER (Luc), « Les génériques des James Bond », in Site Arte, « Court-Circuit », Oct. 2006
RYE (Graham), « Main Title Man », in 007 Magazine, n.30, 1997
TAYLOR (Charles), « The James Bond Title Sequences », in Salon, 29 Juillet 2002.
TYLSKI (Alexandre), « Créateurs de génériques », in Site www.generique-cinema.net, 2005-2007.

L'AUTEUR

Alexandre TYLSKI enseigne le générique de film à l'ESAV (Ecole Supérieure d'Audio Visuel), il est directeur de la rédaction de la revue Cadrage, chercheur au LARA (Laboratoire de Recherches en Audiovisuel de l'Université Toulouse II) et membre du SFCC Syndicat Français de la Critique de Cinéma.

ARTICLE COPYRIGHT

Ce texte appartient à Alexandre Tylski/Cadrage Arkhom'e 2005 / ISSN 1776-2928. Tous droits réservés. Pour toute utilisation, nous contacter: administration@cadrage.net







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Ci-dessus:
Image tirée du générique du film Tomorow never dies de Roger Spottiswoode, MGM/UA 1997